La coupe menstruelle après grossesse ne m’a pas convaincue

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La coupe menstruelle a glissé entre mes doigts, froide, pendant que le babyphone grésillait dans le salon de Bar-le-Duc, dans la Meuse, et que Musée de la Crèche traînait ouvert sur la table. À 42 ans, mère de deux enfants, je suis partie sur trois semaines de test, avec ma coupe taille M et une culotte menstruelle noire, pour comparer mes sensations après grossesse. J’ai noté chaque port, chaque retrait et chaque fuite, parce que je voulais des repères clairs. J’avais envie de voir si mon ancienne routine tenait encore, ou si mon corps me disait autre chose.

Comment j’ai organisé ce test entre coupe et culotte sur trois semaines

Pendant 3 semaines, j’ai alterné la coupe et la culotte sur 2 cycles post-partum, avec une journée sur deux où je changeais d’option. J’ai porté l’une le matin, l’autre le lendemain, puis j’ai comparé sur des journées calmes et sur des jours plus remuants. J’ai noté les passages aux toilettes à 7 h 15, à 13 h 30 et à 19 h 45, les moments assise longtemps, et les retours à la maison, parce que mon flux changeait d’un jour à l’autre.

Ma coupe était en silicone souple, en taille M, avec une tige raccourcie au ciseau avant le test. Ma culotte avait deux couches absorbantes au toucher, et je l’ai lavée à la main les deux premières fois, puis en machine à 30 degrés. J’ai aussi gardé son petit sachet tissu, déjà un peu râpé, pour voir si le transport me gênait dans le sac.

Je voulais mesurer mon confort assise et debout, la sécurité contre les fuites et la sensation intime au moment où tout appuie. J’ai gardé un œil sur mon périnée encore sensible, surtout quand je m’asseyais longtemps dans la voiture ou sur une chaise dure. J’ai comparé le temps avant vidange, et j’ai vite vu la différence entre 4 heures et une journée calme.

J’ai appris que mes notes ne valent rien si je ne mets pas une heure précise à côté. J’ai gardé mes notes au quart d’heure, avec un retrait noté dès que je passais la porte des toilettes. J’ai été convaincue que ce détail ferait ressortir la vraie différence entre les deux protections.

Le jour où j’ai compris que la coupe ne fonctionnait plus comme avant

Le premier jour qui m’a vraiment gênée, j’ai senti une pression au fond du vagin en fin d’après-midi. Assise trop longtemps, j’avais l’impression que la coupe appuyait bas, et la tige me grattait dès que je me posais sur une chaise dure. Je l’ai sentie aussi en marchant, comme si elle était trop basse, et j’ai fini par me lever deux fois pendant une réunion.

Puis j’ai vu autre chose au retrait. J’ai vu que la coupe était tachée seulement d’un côté, signe que mon col ne se trouvait plus au centre comme avant la grossesse. J’ai compris que mon col de l’utérus plus bas se logeait dans la coupe au lieu d’être au-dessus. Je n’avais pas mal plié la cup, elle était juste mal placée, et j’avais oublié de vérifier la position du col au moment des règles.

Avec exactement la même taille qu’avant grossesse, j’ai eu des fuites dès la première heure. La coupe s’est mise de travers, et le bord ne fermait pas bien, même si je pensais avoir entendu un petit ploc à l’ouverture. Je me suis aperçue que le problème ne venait pas de mon geste, mais du placement réel dans mon corps du moment.

Le retrait m’a aussi surprise, et là je me suis retrouvée moins brave. J’ai entendu un petit bruit de succion, puis la coupe est sortie à moitié pleine alors que je pensais n’avoir presque rien. Quand j’ai tiré sans casser l’effet ventouse, j’ai eu une douleur vive, puis une petite irritation à l’entrée pendant la soirée.

Ce jour-là, j’ai vraiment hésité à poursuivre le test. Je me suis demandée si la coupe était trop longue pour mon périnée encore fragile, ou si sa souplesse ne collait plus à mon corps. Couper la tige encore plus court n’aurait rien changé, parce que le corps de la coupe appuyait déjà trop bas, et je le sentais à chaque pas.

Je suis restée un moment avec la culotte menstruelle dans les mains, presque agacée, puis j’ai repris mes notes. J’ai été frappée par le fait que le problème ne venait pas de mon pliage, mais de mon anatomie du moment. Ce tournant m’a fait arrêter de chercher la faute dans mon geste.

Trois semaines plus tard, ce que la culotte a changé dans mon quotidien

Avec la culotte, je me suis sentie sans pression dès la première journée. Je l’oubliais en position assise prolongée, même après deux heures à écrire devant mon ordinateur, et je ne cherchais plus la tige du bout des doigts. Par rapport à la coupe, la sensation était moins technique, presque plus simple.

Sur les flux forts et les flux légers, je n’ai eu aucun débordement sur les journées testées. Le stress a nettement baissé, parce que je n’avais pas cette petite peur de la fuite au lever de chaise. Je suis rentrée chez moi un soir avec la culotte encore propre à l’extérieur, et ça m’a rassurée d’une façon très concrète.

Côté entretien, j’ai lavé la culotte à la main quand je rentrais tard, puis en machine les soirs plus calmes. Elle a mis une nuit entière à sécher près du radiateur, et j’ai appris à en garder deux pour ne pas me retrouver coincée. En déplacement, je l’ai trouvée un peu épaisse dans le sac, mais je l’ai portée sans y penser.

J’ai mesuré que la culotte absorbait environ 30 ml, ce qui est supérieur à la capacité utile que j’arrivais à vider dans la coupe en pleine journée active. J’ai noté ce chiffre parce qu’il m’a parlé tout de suite, sans jargon. Avec ça, j’ai aussi vu que je changeais moins vite de protection qu’avec la coupe.

Je suis devenue plus attentive à la sensation de poids dans la culotte, pas à la coupe, et c’est là que j’ai compris mon vrai seuil de confort. J’ai été convaincue que la culotte me laissait plus de liberté dans les trajets courts, les repas de famille et les fins d’après-midi chargées. Mon corps me disait moins de choses, et je préférais ça.

Mon verdict après ce test : pourquoi la coupe ne m’a pas convaincue cette fois

Au bout de trois semaines, mon bilan est net : avec la coupe, j’ai tenu 4 heures dans les journées actives et 8 heures seulement sur une journée très calme. Avec la culotte, j’ai gardé une vraie tranquillité jusqu’à 8 heures, sans fuite visible sur mes tests. J’ai eu deux fuites nettes avec la coupe, aucune avec la culotte, et ce contraste a pesé lourd.

Je sais aussi où je me suis trompée. J’ai repris exactement la même taille qu’avant grossesse, et j’ai payé cette erreur dès la première heure. J’ai aussi vu que raccourcir la tige trop court ne réglait pas la gêne, parce que la pression venait du corps de la coupe, pas seulement de l’extrémité.

Pour quelqu’un qui accepte de vérifier le col à chaque début de règles et dont le périnée a bien récupéré, je pense que la coupe peut encore marcher. Pour quelqu’un qui veut un port plus simple, avec un flux variable et moins de manipulation, la culotte m’a paru plus reposante. Et si une douleur ou une irritation persiste, je laisse le test de côté et je demande un avis à une sage-femme.

Je vais sans doute tester une coupe plus courte et plus souple, ou attendre encore un cycle avant d’y revenir. Je ne veux pas lutter contre mon corps. Pour l’instant, ma culotte reste devant, et mon carnet de Musée de la Crèche aussi, fermé sur un verdict simple : la coupe ne m’a pas convaincue cette fois.

Avatar de Murielle Couturier
La rédactrice